MAKING LIGHT | Exposition personnelle de Simone Garofalo

Date de début

27 janvier 2026

Date de fin

26 janvier 2027

Organisée et accompagnée d'un texte critique de Loredana Barillaro

« Making Light » est l’acte de construire, de fabriquer. Simone Garofalo le fait avec une grande attention portée aux matériaux, en créant des œuvres qui parlent de lumière et d’espace.

Des espaces qui, par moments, deviennent des constellations, ponctuées d’éléments qui rappellent sa nature de designer.

Il nous raconte le mythe de Dédale et d’Icare, mais aussi Simone Martini et la peinture toscane du Trecento, à travers l’usage abondant des surfaces dorées — si enclines à irradier chaleur et énergie — associé à des formats arrondis qui évoquent parfois le desco typique de la période de la Renaissance, si l’on pense à la lumière comme naissance et don.

La référence au mythe témoigne également de la fragmentation propre à la contemporanéité, avec ses infinies contradictions, au sein d’une peinture abstraite qui devient une volonté manifeste de laisser une trace.

La fragmentation comme blessure, mais une blessure qui est en même temps renaissance : en définitive, nous ne savons pas si ce qui se tient devant nous est en train de se former ou de se désagréger. Les éléments « autres » que l’artiste dépose avec délicatesse sur les surfaces sont des traces indiquant la direction de son regard — qu’il se tourne vers la peinture et la matière dense et concrète, ou vers l’aquarelle, légère et impalpable.

La palette sur laquelle Simone Garofalo agit, tantôt avec un geste léger, tantôt plus intense, crée des atmosphères qui rappellent intentionnellement les nénuphars de Monet, tout comme la géométrie de Kandinsky.

Dans sa rencontre avec la contemporanéité, Simone Garofalo — en dépassant la bidimensionnalité des surfaces planes — construit des « boîtes lumineuses » où le néon LED s’unit à la feuille d’or et au bois ancien, et où le symbole de l’infini évoque une réflexion sur le passage du temps, sur la complexité d’un concept qui, depuis des temps immémoriaux, se trouve au centre de l’art, de la science et de la philosophie.

Le temps, qui dans son écoulement ne peut être ni contenu ni arrêté.

Cercles, points, lignes ondulantes se déploient dans des tonalités de bleu, de vert et d’or. Le bleu comme la mer, le ciel, les nuits étoilées ; le bleu comme la beauté des plafonds peints à fresque par les maîtres du passé ; le bleu comme le manteau de la Vierge.

Le vert, rappel de l’élément naturel dans ses multiples composantes, développe le thème du souvenir — le souvenir de la campagne, d’un monde bucolique parsemé de papillons et d’abeilles — en opposition à une contemporanéité dans laquelle la nature devient artifice et fiction.

L’or, si précieux dans sa capacité à devenir lumière, à évoquer l’espace, suggère un lieu qui s’étend, respire et devient miroir.

Mais Simone Garofalo choisit également la profondeur du noir, une couleur capable de devenir puissance à travers la superposition de plans polymatérielsspiritualité et connaissance se rejoignent.

L’artiste évolue ainsi sur plusieurs fronts, à la recherche d’un parcours où le besoin de « créer » devient impérieux — un chemin où, une fois encore, la lumière — en tant que concept aux significations multiples — impose le rythme, interprète une symphonie et devient un lieu privilégié où s’arrêter et écouter.

REVUE DE PRESSE

L’exposition « Making Light » de Simone Garofalo a été présentée par plusieurs magazines et plateformes culturelles. Vous trouverez ci-dessous une sélection des publications :

Autres événements